L’alligator, Kerouac et les Chauves-souris

12 juin 2012

En ce moment je lis « sur la route de Jack Kerouac, bouquin que ma mère m’a offert avant de partir. Je croyais que ça racontait la traversée d’est en ouest, New-York à San Francisco, mais c’est en fait une série d’aller retour au rythme du jazz, beat, drogues et folies hallucinatoires où Jack, seul,  ou avec Neal et d’autres raconte son amérique et l’amour qu’il lui porte en opposition à la période d’après guerre. Il y va pour la vie. D’ailleurs il dit « la route c’est la vie ». la vie c’est la route… Je parle de ça car au fond la route c’est la vie quand t’arrête de rouler parce que pendant c’est parfois mortel… le dos, les jambes, mais j en ai déjà parlé.

J’écris ce passage dans le lévrier, celui là s’appelle coach América et on est assit près des toilettes et les paupiettes farcies vont et viennent. Il y a une femme avec une coiffure des années 80, boucles faussement blondes et paupières bleues turquoises qui fait que de siroter son soda et ça fait 3 fois qu’elle pisse en 1h30. Alex va peut-être lui foutre une gifle. Le greyhound nous emmene d’Austin a Phoenix normalement en 24h. On aura mis 10 heures de plus mais ça s est une autre histoire.

Vous me direz, mais merde! Que s’est il passé depuis Atlanta?!!

Je reviens un peu à Kerouac. C’est difficile de raconter un voyage sans prendre de note. On prends des cuites parfois mais c’est pas pareil. Je me demande quelle était sa technique pour décrire si intensément des paysages, des moments, des odeurs, des couleurs, des discussions, des émotions. tout en même temps parfois, quel style!

C’est fou ce talent. En plus avec Neal c’est des Richard Virenque de la route. Bon, il ne disait pas j’en ai pris à l’insu de mon plein grès, mais ça revenait au même. Je cite un passage en Louisianne vu qu’on est parti à la nouvelle Orléans: « fumé du thé, des boules de shit et de coke, pris de la benzédrine, bu de l’alcool et piqures de morphine. Costauds les types de la fin des années 40. tout ça pour dire qu’on en a vu des choses depuis atlanta mais que je ne suis pas l’ombre de Kerouac et que pour les belles descriptions je vous conseille son livre.

Alors! Après Atlanta l’ennuyeuse on est arrivé à New Orleans la tapageuse! boum boum tsst

Canal street, frenchmen street, Bourbon street, fleur de lys (en anglais dans le texte), hand grenade, hurricanne, jérome, Hanna, mélène, thibaud, andy le homer simpson australien, english-man, damien, véronica, louis, nicole, shirley, withney sans cervelle, english girl, le mec qui fait les omelettes au fromage, street car, fake boobies, rhumerie, nba, longues tablées, Alex qui rentre seul, Gasp qui rentre seul; tant de rencontre et de rues traversées. India House notre maison! J’en oublie des mots et des noms…. bataille de trompettes, de trombones, de saxo; vas y tape la caisse claire et solo de guitare!!! Alligator dans les égouts et street car encore. « 1 dollar and twenty five cents for a trip, 3 dollars for a day pass » thanks man! c’est pas très clair ce que je dis, mais c’est pour dire qu’on a aimé la Nouvelle Orléans et l’aimera toujours.

On devrai tous aller vivre à India House un jour. India House, rien qu’au nom tu sais que ça va être cool! C’est pas le ritz entendons nous, ce sont des lits superposés en fer, d’ailleurs je prends toujours une place en haut, je préfère. C’est propre, on fait ses lessives, il y a plein de douches, une piscine un peu trouble, plein de tables dehors où après avoir cuisiné une barbaque gargantuesque et même paupiettesque ( vu que ce mot est rentré dans notre vocabulaire courant) on mange en échangeant avec les autres voyageurs. C’est un carrefour l’India House, c’est Istanbul. On va vers l’est, vers l’ouest, le nord, en voiture, en bus, à pied je ne crois pas, et tout ce monde, ces nationalités se mélangent loin de chez soi et durant quelque jours on vit des moments de plaisirs et de discussions voyageuses.

La Nouvelle Orleans… New Orleans, aller faire un tour à Orléans ça doit être moins marrant… Il y a un soupçon de France dans cette ville et c’est bien.

Je vais vous raconter notre dernière journée là bas et le départ en voiture du lendemain à travers la Louisianne; ce fut beau, drôle et un peu dingue.

On avait rencontré deux français, une fille Hanna et un mec Jérome, tous les deux de Marseille, on avait décidé d’aller visité une rhumerie en début d’après midi. On prends le street-car (tramway local) puis un bus; tiens une hyper méga paupiette à cet arrêt; puis on marche. On marche encore et bien sur impossible de trouver la rhumerie, donc on regarde les bicoques délabrées par Katrina, il fait chaud, lourd et humide… On se retrouve finalement entre un égout et une voie de chemin de fer et on se dit qu’on va rentrer, que c’est rappé pour la visite. Et là, miracle! en remontant un talus, on tombe sur la rhumerie! Cris de joie, alex fait Usain Bolt les deux doigts pointés vers le ciel, je jette mon coca. Hanna qui voyage depuis 8 mois m’explique un truc pas clair comme quoi dans l’univers on est toujours là où on doit être et c’est mélangé avec le destin et les chevaliers du Zodiaque… bref, on y est! La visite s’est sympa mais je rentrerai pas dans les détails de la confection. On déguste. Rhum Ice tea bien frais pour commencer 15%. Rhum gigembre pétillant 15%. jusque ici tout va bien. puis série musicale de shots, rhum non vieilli, 3 ans, 5 ans, spicy, aller encore une tournée,une clope, une tournée, ça déconne et la vingtaine de visiteurs est emportée par les effluves. les patrons de la rhumerie, rodés, appellent des taxis. Tout le monde s’en va, on boit un dernier coup, et bien sur plus de taxis. On doit rentrer à pied, puis en bus, puis en street car. En chemin, on trouve un alligator en contre-bas de la route, moi, j’ai l’impression que c’est un bout de bois et je ne crois pas le marseillais qui me dit:  » t’y es pas fou! l’ai bougé le croco, parisien va! » Donc on lui jette des pierres et après 300 cailloux qui passent à cotés, l’alligator plus tranquille qu’un sénateur bouge. « ok minot, je te crois maintenant ». On rentre à India House en bus et en street car, tous heureux de ces 3h de promenade, la bouche encore humecté de ce délicieux sirop. Petite baignade, c’est dur la vie. Nous décidons de louer une voiture pour le lendemain avec 2 autres jeunes. On partira demain à Lafayette en louisianne à deux voitures et on ira voir le golf du Mexique. Mais ja journée ne faisait que commencer. Après la rhumerie et la location de voiture, un gueuleton s’impose. On achète deux énormes bouts de viande. Ce qui est bon aux Us pour un carnivore de mon espèce c’est que la viande à le prix de nos légumes. Pour les végétariens c’est l’inverse.  » tu m’étonnes que ce soit des gros!! » India House s’anime, Hanna, jérome, Alex et moi on se goinfre et la soirée gentiment démarre. Arrosé bien sur. On discute, une hongroise, Véronica qui bosse à Nice et Nicole une canadienne se greffe à notre joyeuse bande et nous décidons de sortir sur frenchmen street écouter du Jazz. Entre temps, Alex un peu emmeché décide de se raser, il est 23h et il mettra 45 minutes car nous n’avons pas de rasoir et il aura bouché toutes les sorties d’eau de notre salle de bain. Je me dis, fais gaffe, demain tu conduis et il faut encore aller chercher la caisse le matin. Nous trouvons plusieurs bars, écoutons plusieurs groupes. Je me retrouve un moment dans une boite mexicaine où de tout petits mexicains sapé comme l’as de pique, enfin des 2 de trèfle tellement c’est improbable (cravate, baskets, jean, débardeurs…) dansent avec des filles, ressemblant à des petits bisons barbus, en cadence, le menton haut. Je ris encore en pensant à un des mecs qui se prenait pour le top class gomino, nœud de cravate de la taille d’un alligator! On finit dans un club où une bande de jeunes noirs mélange hip hop et jazz. la bataille de trombone fait fureur, les bières et les whisky coulent. L’énergie dégagée par ces magnifiques nous traversent et pendant un instant nous sommes avec eux. Et ils sont fiers de jouer, chacun leur tour dans des improvisations ils montrent leur talent. les notes montent et descendent et leur corps bougent, leur visage est la musique. Il est 1h30 je décide de rentrer pour me lever en forme le lendemain. On a donné rendez vous aux jeunes en faisant les gars responsable : » demain 9h30 sans faute!! et si vous n’êtes pas là on se casse! » Alex décide de rester, je conduirai. il me dit: « je rentre à 7h et tu me fous dans la bagnole ». Je rentre avec le reste de la bande en street car, on arrive à India House et là tout part en vrille, la table est pleine, ça crie, ça chante, ça charrie. J’adore dire des conneries en anglais, je me prends pour un good fellas! Finalement Alex débarque à 4h allumé comme un trombone, je suis en trompette et tout le monde s’effondre le sourire aux lèvres et des rêves d’un alligator qui buvait du rhum en jouant du saxo avec des mexicains. Quel réveil!! Alex est tellement fracasse que je le laisse dans la rue pour aller chercher la caisse et les 2 jeunes me voient arriver en ville avec les cheveux explosés et la voix d’une chauve souris. je fais mine de gérer. Ça fait deux heures qu’ils attendent. On récupère Alex qui mange un Mac do sur le goudron brulant d’un parking en jean, chemise à manches longues et on s’en va. En 10 minutes Hanna et Jérôme qui ne sont pas frais non plus disparaissent et on prends l’autoroute dans le sens inverse du leur. Après un coup de fil on les retrouve et nous décidons d’aller nous baigner et nous soigner dans le golf du Mexique. Ça m’est difficile de raconter la campagne, c’est vert, c’est humide, c’est beau, les maisons les petites boites aux lettre, la route, le ciel; la Louisiane. Des rafiots, des restos de revettes, des rivières, des ponts, beaucoup de ponts. On se baigne, c’est chaud, c’est bon. On fait du saut en longueur au soleil couchant, nos corps et nos têtes sont apaisés maintenant. Nous reprenons la voiture et roulons vers Lafayete, une autre auberge, autre concert, Jambalaya et au lit dans une grande chambre pour les 6. Le lendemain ce sont les adieux. Nos marseillais ont des aventures en Amérique du sud qui les attendent et nous la route, notre aventure, Austin, Texas.

La Louisiane, on y est allé, on l’a traversé et on y retournera. Nos deux p’tits gars sont épuisés, Ils dorment bouche ouverte pour aller vers Austin. Alex et moi sommes déjà nostalgique mais la route c’est la vie…

Roule, Roule Le lévrier

1 juin 2012

 

Ils avaient décidé que leur pieds devaient toucher le sol tout le long de leur traversée.

Quitter New-York après 10 jours passés à arpenter les rues, regarder la nba, tutoyer le ciel, dévorer des burger, et visiter des bars n’était pas facile pour nos deux cow-boys. New York leur avaient permit de gouter a la vie américaine. Mais la vie de citadin leur avait fait reprendre des habitudes et le parfum de l’aventure s’estompait. Ils devaient partir.

- »Gasp, faut qu’on se casse » avait dit Alex

- »Allez, en route, Nouvelle Orleans? »

- » c’est a 2000 km, mec! c est un peu loin, non? »

- » un peu trop loin… Ya quoi qu milieu? »

- »ben je sais pas moi, ouvre ta carte, on regarde »

Ils étaient là tous les deux à regarder l’immensité des etats-unis sur une carte routière et tous les deux pensaient interieurement que c’était impossible, ils n’arriveraient pas à faire ce trajet… Ils hésitaient a rester dans New-York et inventer une histoire de voyage.

Aux 2 tiers du chemin  entre New-York et la nouvelle Orléans se trouvent Atlanta. Atlanta. ils iraient en bus.

1996: Dans la dernière ligne droite, ses jambes semblaient s’allonger, les autres couraient, elle volait, allez ma grande encore un effort, c’est presque fait, ca y’est!! elle est championne Olympique, quelle course! Queen Marie Jo après Barcelone avait réussit l’exploit de conserver son titre sur 400m, à Atlanta.

Ils avaient 22 heures de Bus, célèbre GreyHound!

Après vérification, greyhound signifie lévrier, mais nos compagnons ne virent pas vu l’once d’un chromosome de lévrier dans ce bus…

Quel horreur ce trajet!!! toutes les 3 heures le lévrier s’arrêtaient pour nourrir la meute.

Mal installé dans des fauteuils prévus pour des gabarits de 50 kilos ils étaient enfin parti. lorsque que le dos semblait caler c’est que les jambes étaient coincées ou pliées à l envers au niveau du genoux, et quand les jambes étaient détendu c’est que les voyageurs avaient décidé de dormir par terre. Ça sentait l’huile de cuisson, le sucre glacé, le sirop d’érable et les gâteaux trop gras. Les téléphones portable sonnaient, des enfants hurlaient et certaines paupiettes (mot définissant l’américain moyen au gabarit hors norme) rotaient…

Après un énième rot de la plus belle paupiette du wagon, camarade alex se permit de le ponctuer d’un « charming » à pro-prié.

« Get out of my face, you, crazy psycho!!! » fut paupiette’s answer… Ils sont fous ces ricains… Mais nos amis en rient encore!

Chaque changement de bus en plein milieu de la nuit est une histoire, Alex dort sur le sol frigorifié pendant que Gaspard fume une clope. Il y a toujours un mec pour venir te vendre un truc, te prendre une cigarette ou te raconter des trucs a moitié compréhensible. l’autre jour vers Mobile, un noir américain siphonné gueulais « I m gone be millionnaire  » arpentant la salle et insultant les gens de fucking nigga, meme alex allongé par terre s’est levé pour le regarder.

Gaspard et Alex aussi are gone be millionnaire!

Avant de partir ils imaginaient que par la fenetre du bus ils regarderaient défiler les paysages américain mais la nuit on ne voit rien et le jour ils étaient épuisés.

C’est comme ça qu’ils sont arrivé à Atlanta. En lévrier, les lentilles desséchées, fatigués.

Ils n ont pas aimés Atlanta. Le poids moyen de la population à Atlanta est de 130 kilos. C’est une middle class noire américaine et il n’y avait pas grand chose à voir. L’auberge fut l’unique endroit sympa. Il y avait David, un américain anti-républicain, anti-américain, théorie du complot, un peu cinglé. C’était un juif de 47 ans qui n’avait plus le droit d’enseigner sur le judaisme car il avait dit dans une école qu’un état palestinien devait être créé. Il avait ensuite planté un business de restauration et se trouvait donc à l’auberge aà nettoyer les 10 salles de bain pour être logé gratuitement. Attention à David parce que après 2 bières on l’arrête plus et il hurle, il hurle:  » this fucking gouvernment control everything, we killed so many people, it s fucking crazy, and nobody cares »! Mais Alex et Gasp avec des bières aussi sont de sacrés lascars et la soirée s est terminé très tard

Il y avait aussi un taiwanais. Ce gars avait bossé 5 ans pour se payer son rève américain… Le tour de tous les stades de la Major league de baseball en 6 mois. Y en a 30 à travers le pays. Crazy Psycho.

Après deux jours, la route déjà murmurait: » allez, mes amis, on y va, en lévrier… New Orleans.

Beau boulot Alex, direction Atlanta ou sur les traces de Marie-Joe Perec

24 mai 2012

Depart Vendredi 25 mai 15h15
Arrivee Samedi 26 mai 13h00

Tickets (One Way)
2 Adults $99.00
Sub-Total $198.00
Adjustments
Booking Fee $0.99
Taxes
Federal $0.00
State $0.00
Grand Total $198.99
PORT AUTHORITY
625 8TH AVE
New York, NY 10018
Open 24 hours

ATLANTA GREYHOUND STA
232 FORSYTH ST
Atlanta, GA 30303
Open 24 hours

Les Ecureuils

24 mai 2012

 

Merde alors, je dois continuer…

Et si on parlait bouffe un peu…. « Ce n’est pas de la bouffe ce sont des mets » souligne mon grand-pere en se frottant la poitrine devant une magnifique daube de lamproie. La difference c’est qu’ici c est pas la gironde et ya plus de bouffe que de mets… Ya qu’a regarder les fesses de la moitie des femmes. Meme pas besoin de regarder parfois. Certaines ont de tellement grosses fesses que c est les fesses elles-meme qui te regardent! Yen a  qu’on appelle « les 250 ecureuils dans l’derriere » tellement les formes sont improbables (pardon my language…). « la femme est l’avenir de l’homme » disait l’autre, chez moi je trouve ca vrai, mais un saut ici et il aurai dit « la femme est l’avenir du bison ». Allez, j’arrete de parler de ca on va me lancer des ecureuils en disant que je suis qu’un sale connard de mysogine (pardon my language)

Bouffe, mets, nourriture, j’ai faim! Dans ce voyage la partie « on mange » ou « on dine, on dejeune » c est mieux de le dire comme ca est tres tres tres importante… C’est de famille d’ailleurs, depuis que je suis petit, que ce soit a Lyon ou a Bordeaux on a toujours parle de ce qu’on allait mange au prochain repas en devorant la chose dont on avait parler la veille… attention que la maladie des ecureuils fessiers ne nous contamine pas….J’ai toujours faim! tout le temps! Un truc que j’aime ici c’est les petits Hot dog dans les charettes, je peux en manger toute la journee, ya que chez ikea qu’on peut trouver les memes chez nous. Par contre dans les charrettes n’essayer pas les fruits, la peche est dure comme une pomme, la pomme comme l’ecorce de melon et l’orange t asseche la bouche….

 

Morning: (lire avec l’accent americain parlant francais) « Apres une bonne nuit de sommeil, se lever a brooklynn. Aller a la cuisine. Prendre le garlic et le couteau. Couper avec le couteau le garlic et le bacon. tres tres fin le garlic, on peut meme l’ecraser. Prendre la poelle et faire revenir bacon et garlic. Quand c est fait, prendre 2 Oeufs. Faire cuire les oeufs dans le garlic et le bacon et melanger bien avec la cuillere de bois. Si tu aimes creme ou beurre tu peux mettre (bien sur j’le fais avec les deux). Prendre one bagel et cream cheese. toaster le bagel, c’est tres bon. Mettre le cream cheese. Aannnddd, that’s it! you’re good my friend!! (Recette de Samuel di Francesci, je parlerai de lui un peu plus tard)

Lunch: On arrete avec l’accent, la c’est un peu plus serieux…. Le midi on burgeurise mais chut j’en parle pas trop je suis en mission d’observation…. Avec une bonne Brooklynn Beer, c’est le reve americain.

Diner: Alors la, ca devient extremement serieux! J’ai deja entendu mon pere et des oncles parler comme ca d’une viande…. E-X-T-R-E-M-E-M-E-N-T serieux! Je suis comme eux. L’ideal s’est de pouvoir aller chez quelqu’un pour le cuisiner soi meme, en l’occurence dans mon histoire ca se passe chez Guiguitte, fille spirituel de tous les plus grands architectes, et surtout amie de Camille, ma soeur. C’est un bon nom de restaurant « Chez Guiguite ». Ensuite, tout se joue chez le boucher. « Il m’adore ». Il faut prendre le Dry Age Beef et si j ai bien compris c’est un morceau un peu vielli, a verifier… Cette viande a une partie avec de la graisse et on commence par le cuire sur cette face.  Il est necessaire de maintenir le steack « debout » a l’aide d’ustensible de cuisine, il est sur la tranche…. Pendant ce temps nous preparons des haricots vert du Kenya et des pommes de terre sans provenance… Les deux tranches revenues, on finit sur les cotes, comme un steack traditionnel. Compter environ deux minutes par cotes, ce qui fait 8 minutes au total pour les genies des maths qui doivent se dire « ben, qu’est qui raconte? ca fait 4 minute, pof, pof, deux cotes, 2 fois 2, 4″. Il y a la tranche. Pour finir bien sur, faire revenir haricot et pommes de terre dans la graisse, saler, poivrer, bichonner et c’est pret. Ouvrir le Saint-Julien que les parents ont laisses en venant voir leur fille, decouper la viande en tranche facon magret et c’est pret!

Bon appetit les ecureuils

les bars ne sont pas dans la categorie « mets ». J’raconterai plus tard parce que avec Alex et la guiguite on a pas bu que de l’eau!… Aujourd’hui nous achetons nos billets pour quitter New-York, ya d’autres choses a dire sur la ville, j essaierai de le faire avant de partir. On a deja des souci pour le bus vers Atlanta… J ai mon linge a la Laundry aussi, vite faut que je me bouge!!

je rajoute les photos correspondantes apres, ca bug pour le moment…

Alex a pris les billets pour Atlanta en bus pendant 20h!!! ca va me rapeler l’inde, quelle galere… demain apres midi nous sommes enfin sur la route

message perso:

@ Dom-Dom: c’est pas low fat tout ca! J’ai des recettes de poissons, bon voyage en sicile…

@ l’equipe de foot « Olympique Nation »: samedi soyez grands! Une victoire et nous sommes champions! Allez les gars! Allez!

Poids 73,5kg

burger: +1 hier a 3h du mat dans un bar avec jardin dans williamsburg

 

Le Gang des Scooters

23 mai 2012

Ici a New-York, le gang le plus dangereux est le gang des scooters. Le gang des scooters a 3 roues… ils rodent dans les parcs et devant les ecoles, se glissent dans les magasins, les burgers-shops et foncent le long de l’hudson….Ils sont libre.

La main droite sur la poignee des gaz, on ne sait jamais a quel moment ils percoivent ce signal invisible a nos yeux qui leur dit : »vas-y, fais trembler la terre et le ciel et va, aussi vite que tu peux, soit un cheval fougueux, envole toi »

Alex et moi nous les craignons.

Il nous est arrive d’assister a l’un de leur combat… Ils organisent une sorte de course qui aussi est une rixe. Ils choississsent un bassin de forme ronde mais ca ne m etonnerait pas qu il puisse le faire pres d un bassin carre

Soudain, comme dans les plus belles heures des celebres 500 miles d indianapolis, apres un autre signal imperceptible ils s’elancent.

Les roues s entrechoquent et crissent, une fumee papale s’eleve autour d’eux. Les lances qu’ils ont en main leur permette  de s envoyer des coups rendus si violents par la vitesse que ces engins atteignent que certains sont defigures!! et ils tournent, ils tournent a en donner mal a la tete au courageux spectateurs qui assistent a ce combat de titans.

Puis enfin, apres un certain nombre de tour que nous avons oublie de compter le tourbillon s’arrete, le vainqueur ayant franchi la ligne immaginaire de son destin triomphal.

La course s’achevent et les perdant se retirent honteux d’avoir ete gracies, ils auraient prefere mourir plutot que de laisser au vainqueur l’honneur de faire son tour, seul, le menton fier, le visage fatigue mais baigne d une lumiere presque divine.

Il nous regarde, il a gagne, il est spartacus!

Ga$pard

 

Le Gang des Scooters IMAG0078-1024x768

 

Un long ruban de papier

21 mai 2012

 

Ma grande sœur souvent me pousse…Comme un tire-fesse, il suffit de s’accrocher. C est peu violent au debut mais si on se cramponne on peut arriver au sommet.

Je n’écris pas de mail, je ne réponds pas au téléphone et encore moins à un courrier alors écrire l’histoire d’ un voyage ne sera pas un exercice facile.  Je suis un Proust sans « s » et il se peut que si ce blog survit à ces quelques lignes, vous y rencontriez de belles fautes d’orthographe. On verra bien. J’y mettrai de mon mieux, en essayant de vous raconter des anecdotes, des histoires, des blagues, des conneries, et quelques mitos sur nos amis americains

Comment commencer? Je crois, mais je ne suis pas sur, que j ai entrepris ce voyage afin d’essayer de changer un peu ma façon de vivre,  et de voir la vie. En changeant de décor ne peut-on pas voir les choses autrement? J’ai 28 ans, et comme m’a dit un gars que je connais bien, je  me regarde trop le nombril. Il n’ y a pas grand chose à voir pourtant, bien qu’il soit plutôt bien dessiné je trouve.

« Country road, take me home to the place I belong »

Ma mère se moque de moi, elle m’appelle « Le Grand Aventurier », parce que j ai peur de partir, j ai peur de l’avion specialement au decollage, et je sais deja que j aurai peur de revenir… Je dis: « et alors, mum! Peut etre que Scott (que je prefere a Admusen parce qu il meurt et que j aime les histoires tristes) avait peur de partir decouvrir le pole sud et qu’il s est dit merde j’ ai pas envie d y aller » En fait je crois que je peux l’etre, « l’aventurier », pas le grand on est d’accord mais au moins un petit…

Pour ceux qui lisent ces lignes et ne savent pas quel est l’itineraire de ce voyage et bien je leur dit moi non plus. Sachez que pour aller a bordeaux en train ca ne sert a rien d’aller a gare de Lyon, pour aller de lausanne a dijon, pas besoin de passer par Paris et de Bordeaux a la bretagne idem, pas par Paris.  La, je fais New York-Los Angeles, Je suis parti le 15 mai, j’ai un avion retour le 28 juin de Los angeles qui me ramene a Paris. Pour info, on est le 23 mai et je suis toujours a Brooklynn….On ne passe pas par buenos aires non plus.

Juste le voyage, comme un long ruban de papier….

 

Message personnel:

@ Mon oncle Jack: t’as les gogos danseuses de Union street qui attendent toujours les 400$ que t as pas regle

@ Mum Je vais bien ne t’en fais pas, je te tel cette semaine. T’inquiete.

@ Paps Voici mon numero d IBan et celui de mon compte si t avais envie de m’envoyer des sous. (iban 00045564  compte 0004578N)   Ils sont dans ton oreillers ;)

@ Mime Les americains s habillent tellement mal, tu dois bosser ici!!! incredible!

@ malou Je rencontre des acteurs qui veulent acquerir mon incroyable accent americain, t y crois a ca! « euuuhh baby I love you, euuuuh I love you baby » comme disent les Inconnus

@ malig Toujours derriere moi, j ai de la chance. Sans toi l histoire ne s ecrirai pas.

Poids : 72kg

Burger mange en une semaine: 6 ou 7

Ga$pard

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